Projet capteur CO2 pour la qualité de l'air dans notre école.

L’année dernière, L’ISSeP (Institut Scientifique de Service Public) a lancé le projet Capteur CO² afin de collecter, produire et diffuser des données relatives à l’environnement, mais aussi afin de sensibiliser le milieu scolaire aux enjeux de la qualité de l’air intérieur et à l’importance d’adopter de bonnes pratiques de ventilation dans les classes.
L(‘ASBL Hypothèse, partenaire pédagogique du projet, proposait des séquences d’activités scientifiques sur le thème de l’air.
Les enfants, cibles vulnérables, passent en effet beaucoup de temps en classe. Ils sont 690.000 inscrits dans les écoles de Wallonie.
Des capteurs de CO² ont été installés dans les classe participantes qui s’engageaient à effectuer des mesures dans leur classe de novembre à février et à renvoyer les données enregistrées à l’ISSeP.
Dans notre école, il s’agissait au départ des classes de 4e et 5e années primaires.
Le projet, très riche, s’est ensuite étendu à toutes les classes de l’école et a été à l’origine de nombreux questionnements et découvertes.

Dans les classes maternelles, les enfants ont pris conscience que l’air existe, que c’est une matière qui occupe une place.
De nombreuses activités ont été menées, telles que :
-Trier des objets selon qu’ils permettent ou pas de ressentir l’air (éventail, ballon…)
-Comprendre que quand on gonfle un ballon, on le remplit d’air.
-Observer l’effet de l’air sur les objets.
-Observer l’air qui sort de notre bouche grâce aux bulles colorées.
-Capturer l’air dans le grand parachute.
-Déplacer une balle sans la toucher (avec la bouche).
-Trouver des objets qui contiennent de l’air (ex : papier bulles) et faire échapper l’air.
-Chercher à refroidir ou chauffer l’air de la classe.
-Comprendre que les êtres vivants ont besoin d’air pour vivre.
-Confronter les préconceptions : que se passe-t-il dans mon corps quand je respire ?

Dans les classes primaires, les plus jeunes
-se sont interrogés sur leur respiration, ont essayé d’arrêter de respirer…
-ont cherché des informations sur ce qui se passe dans notre corps lorsqu’on respire et ont modélisé la respiration
-ont effectué des classements (vivants non-vivants ? besoin d’air ou pas ?)
-ont mené des expériences actions pour capturer de l’air dans un ballon et le gonfler dans la bouche en trouvant le matériel nécessaire.
-se sont déplacé aux abords de l’école pour identifier des odeurs, bonnes ou nocives.
-ont mis en relation la qualité de l’air et son impact sur la santé.

Les élèves des classes de 4e et 5e années ont découvert les capteurs CO² et leur utilisation.
Ils ont compris, en faisant de nombreux essais, l’importance de l’aération des locaux pour y diminuer le taux de CO².
Ils ont ensuite recherché les sources intérieures de pollution dans tous les locaux de l’école et ont listé des conseils à donner aux élèves des autres classes.
Ils ont découvert la composition de l’air (bons et mauvais composants), de l’air expiré, ont mesuré leur rythme respiratoire avant et après l’effort et se sont intéressés à l’appareil respiratoire.

Les élèves de 6e année ont en plus mis au point une expérience permettant à chacun de calculer sa capacité pulmonaire.
Ils ont transformé les résultats en graphiques et ont calculé la moyenne de la classe.

Rapport de l’ISSeP :
Les résultats des capteurs installés dans les deux classes montrent que la ventilation des locaux est régulière mais pourrait être améliorée.
20% des valeurs d’humidité relative se situent en-dehors de la zone de confort
10% des températures sont en-dehors de la gamme de confort (entre 18° et 22°).
Malgré tout, les relevés démontrent l’effet bénéfique des périodes de ventilation, ce que les élèves ont bien compris. Mais il n’est pas facile de ramener le taux de CO² à des valeurs proches du critère de qualité…

Leurs conseils sont les suivants :
-Renouveler l’air de manière importante avant le début de la journée, pendant les périodes de pauses et ajouter de courtes périodes de ventilation pendant les cours.
-Maintenir la température de la classe entre 18 et 22°
-Aspirer les sols et les laver à l’eau au moins une fois par semaine
-Enlever les poussières des étagères à l’aide d’un tissu humide au moins une fois par mois.

Nos bonnes décisions en plus:
– Favoriser le contact avec la nature, par des activités extérieures, dans le potager, la réserve éducative, la cour de récréation, dans la campagne environnante…
– Pratiquer “l’école du dehors”. Nous comptons réorganiser les cours de récréation en ce sens.

Plaisirs d’hiver